Vitrail traditionnel - Définition

LE VITRAIL TRADITIONNEL

Un vitrail est composé d’un ensemble de morceaux de verre plat d’une épaisseur comprise entre 1 et 5 mm colorés ou incolores assemblés dans une résille de plomb et soudé à l’étain. Longtemps réservé aux édifices religieux il devient objet de décoration vers la fin du XIXème siècle. Les architectes et les décorateurs de l’époque « Art nouveau » et « Art Déco » lui font la part belle.
On le retrouve sur des grandes verrières, coupoles, cages d’escaliers… C'est l'époque de l'architecture Haussmanienne, les grand magasins (coupole des Galeries Lafayette).

 

Création et restauration de vitraux traditionnels

Mise en oeuvre:

Un vitrail est une œuvre unique réalisée sur mesure. Il s’agit d’une création originale fruit d’une collaboration entre le client et le maître verrier. Tout commence par un dessin appelé « Maquette ». Ce dessin souvent réalisé à l’échelle 1/10ème permet d’apprécier la forme mais aussi les couleurs du futur vitrail.

Une fois le projet finalisé la maquette est reproduite à l’echelle 1 sur du papier à dessin un peu épais. A l’aide d’une grande feuille de calque on reproduit de nouveau le dessin grossièrement pour obtenir le contour de chaque pièce.

Le calibrage : Les pièces de verre qui composent le vitrail sont découpées précisément à l’aide de calibres. Pour cela nous utilisons le dessin réalisé sur le papier épais. A l’aide de ciseaux (à 3 lames) les futures pièces de verre dessinées sur le papier sont découpées précisément. Chaque morceau de papier est un calibre. Ils serviront de guide pour couper chaque pièce de verre. Chaque pièce de verre sera reposée à sa place sur le calque.

Il ne reste plus qu’à assembler ces pièces de verre entre elles. Il existe à ce jour 2 méthodes. La première, le sertissage traditionnel en cours depuis le Xème siècle qui consiste à sertir les pièces entre elles à l’aide d’un profil en plomb en forme de « H » couché. Les pièces de verre sont enchâssées de chaque côté du plomb. A chaque fois que les plombs se croisent on dépose une goutte d’étain pour les souder.

La seconde appelée « méthode Tiffany » du nom de son inventeur Louis Confort Tiffany (Maître verrier américain 1848-1933) consiste à entourer chaque pièce de verre d’un ruban de cuivre. Une fois que toutes les pièces sont équipées elles sont placées côte a côte et soudées entre elles par un cordon d’étain. Cette dernière méthode permet un sertissage très fin. On peut observer cette technique sur certains abats- jours en verres de couleurs.

 

La restauration :

La restauration des vitraux est souvent une activité importante dans les ateliers. On restaure habituellement des vitraux religieux qui ont plusieurs siècles d’existence.

Ce qui souffre le plus après les pièces de verre qui se brisent facilement c’est le plomb. Il a une durée de vie d’environ 50 ans. Avec le temps le vitrail se déforme, le plomb perd ses propriétés et il est nécessaire alors de dessertir et ressertir le panneau dans son ensemble.

Une autre forme de restauration s’impose actuellement. Il s’agit de la mise en double vitrage des vitraux.
Il n’est plus question aujourd’hui de faire le choix entre l’isolation et la décoration. Des solutions existent pour associer le vitrail et le double vitrage. Nous avons le choix entre deux méthodes soit le placer à l’intérieur du double vitrage, dans l’espace d’air (voir l’illustration) soit le placer en survitrage c'est-à-dire devant le double vitrage en prenant soin de faire faire un double vitrage aminci de façon à libérer suffisamment de place pour le vitrail dans la feuillure (voir l’illustration). La première méthode permet de protéger le vitrail, mais ne permet plus de le toucher directement. La seconde, à l'inverse , permet le contact, mais le vitrail n'est protégé que sur la face extérieure.